Fondation d’Entreprise Coffim, Paris 2002

Fondation d’Entreprise Coffim, Paris 2002

Agnès Lévy a élu le corps comme matériau privilégié à sa réflexion plastique. Un travail qu’elle a mené avec le danseur/modèle Franck Picard et qui se concrétise avec une chorégraphie créée par celui-ci. Dans cette prestation dont la vidéo assure le relais tout au long de l’exposition, se juxtaposent les deux approches corporelles, celle du peintre tentant de ravir la beauté plastique en mouvement et celle du danseur dont la chorégraphie achoppe directement sur sa propre expérience.

Cloître des Dames Blanches, La Rochelle 1997

Cloître des Dames Blanches, La Rochelle 1997

Discrètement, toujours sans se faire connaître, Agnès Lévy est venue à plusieurs reprises dans « l’escalier » dit de la Girafe observer et s’inspirer des collections de têtes animales, les massacres de bovidés et cervidés africains.

Quand on sait que dans ses oeuvres antérieures elle a plutôt célébré le corps humain tels les sculpturaux portraits du carnet Hermès ou tels les corps en mouvement peints pour la chorégraphie de François Raffinot, on ne peut qu’être surpris.

Cloître des Dames Blanches, La Rochelle 1997

Cloître des Dames Blanches, La Rochelle 1997

Notre rencontre s’est faite par les images du corps, par la volonté de s’en tenir à ça, s’en tenir au corps non plus sujet ou objet, mais au corps comme terrain ou plutôt comme terreau par lequel et sur lequel se fixe la peinture, et puis, au moment où toutes les images s’effondrent sous leurs propres poids, au corps dans ce trou noir du monde comme dernière lumière dans un ciel éteint…

Cloître des Dames Blanches, La Rochelle 1997

Cloître des Dames Blanches, La Rochelle 1997

Agnès Lévy était ma voisine du dessus. C’étaient des ateliers empilés l’un sur l’autre comme ces boîtes, pourvus de grandes verrières. J’écrivais les pieds sur une table basse un roman sur une femme égyptienne aux hanches si larges qu’elle tenait prisonnier dans sa matrice un peuple entier. Je rencontrais Agnès dans l’escalier, il y avait entre nous quelques allusions pudiques sur la difficulté d’ écrire, la difficulté de peindre…

Hermès Tokyo, 1996

Hermès Tokyo, 1996

Merci Agnès Lévy
Nous avons en nous, bien dissimulées, toutes les énergies,
toutes les vibrations, toutes les couleurs, toute la vie de
la Terre. Le talent d’un peintre en facilite la découverte.
Il transpose sur la toile le voyage qu’il fait en nous regardant.

Galerie Philippe Gand, Paris 1991

Galerie Philippe Gand, Paris 1991

Les corps dessinés par Agnès Lévy exhibent la puissance créatrice de l’affect. Assis, allongés, rétractés, exposés, offerts ou abandonnés, ils jouent avec les postures afin de briser les résistances que l’humain rencontre dans ses os et ses articulations. Le corps se cherche et il tourne sur lui-même. Il veut la beauté, l’équilibre, mais il trouve l’excès dans des lignes qui enflent et se tordent ; il veut la force, mais il trouve la Consomption dans un estomac qui se creuse sous les côtes…

Galerie James Mayor, Paris 1986

Galerie James Mayor, Paris 1986

Au salon de Montrouge l’an dernier, mon attention fut attirée par le regard direct d’une femme noire, un regard qui semblait demander une plus ample connaissance. Cette première rencontre avec les pastels d’Agnès Lévy me conduisit à de nombreuses visites à son atelier du bout de la rue de Charenton, une sorte de quartier off-Bastille, quelque part derrière les voies du TGV. La première exposition personnelle de Lévy est l’aboutissement de ces visites.

Galerie James Mayor, Paris 1986

Galerie James Mayor, Paris 1986

J’ai toujours eu une grande admiration pour les collectionneurs, pour les amateurs et pour les directeurs de galerie qui font les salons et des découvertes.
C’est ainsi que Pierre Loeb avait découvert Bernard Dufour au salon d’Octobre 48-49. James Mayor avait une galerie rue Mazarine, il est maintenant 52-54 rue du Temple et il a décoUvert au Salon de Montrouge, une jeune peintre, Agnès LEVY dont c’est la première exposition. Elle vient de s’ouvrir et va durer jusqu’au 28 juin…